Noël, Pâques, Fêtes des Mères ou du Travail sont depuis longtemps l’occasion pour les commerçants de promouvoir des rabais éclairs sur leurs produits. Pubs télés, coupons rabais, bannières aériennes, tous les moyens sont bons pour nous convaincre d’acheter. Les circulaires en font partie. J’ai opté pour ceux-ci pour en démonter les mécanismes. Constitué de quatre pages, dont l’une double au centre, Circulaire entend offrir à bon compte des habits de jardin afin de profiter des beaux jours. Rabais substantiels, (jusqu’à 50%), carte de fidélisation (Le Programme), les stratégies déployées par le marketing sont ici reprises et amplifiées.

Réalisé à partir de photographies d’inconnus, Circulaire associe les attitudes figées et les sourires forcés de ceux et celles qui ont posé devant la caméra aux slogans types des dépliants promotionnels. Manger, sourire, saluer, s’inquiéter viennent redoubler ce que les images nous transmettent déjà, bloquant ainsi toute nouvelle interprétation. Le passage d’une langue à l’autre s’appuie pour sa part sur une traduction littérale des mots ne tenant pas compte des sens différents qu’ils convoquent telles les mauvaises traductions des dépliants bilingues. Économisez. Vivez mieux, nous dit le slogan comme quoi le bonheur, c’est toujours une question d’argent.

Voir :

  • ► Vues d’exposition
  • ► La Circulaire page par page
  • ► Le texte de Robert Dufour, commissaire de l’exposition Gare aux Gorilles